jeudi 13 mars 2008

Uncle Ron

Dans la vie il faut choisir.
Là est le drame.
Qui je suis putain. Je sais qui je ne suis pas, il m'aide toujours à y voir un peu plus clair, je m'emporte et il sourit de mon enthousiasme. (je précise que je suis un peu ivre).
Donc, je rentre de cette pièce de Hemingway, dans un petit théâtre de la 44ème rue, où mon oncle joue un communiste, ancien torturé adouci, on a été amené à parler de vie, carrière et choix de vie, enfin comme souvent en ce moment, je me suis rendue compte que, petite, j'ai toujours voulu être Thomas Friedman... Je le puis! Amie des puissants, croyant ardemment en la force des Mots, ayant le pouvoir de changer les choses à la force de la plume. L'art contemporain, quelle trappe. Rien n'est important que les rencontres, les gens, comme quand il me dit de battre le fer quand il est chaud avec cette rédactrice en chef. Il me parle de mon grand-oncle Alex, dans la résistance hongroise, par trois fois torturé et jamais lâche (n'ai pu m'empêcher de recouper cette histoire avec celle de Mona où il lui avait appris, doucement, l'honneur quand elle a craché le morceau). Putain mais à l'époque j'aurais pu me servir au marché des idéaux, des consciences élevées par le Contre l'occupation nazie. Horreur de toujours tout ramener à soi ! Hélas. Donc revenons à nos moutons, plutôt à nos oncles. Lui aussi s'est toujours identifié au sien, d'oncle, Alex donc, plutôt qu'à ses parents, il nous affirme très similaires, surtout avec l'histoire du Friedman (si mon cousin s'appelle Thomas, là est la raison).
Cette année, oncle et tante ont fait office de père et mère, fascinant de voir comment on peut reporter, on DOIT, l'affection jadis portée au couple à un autre, moins nature, plus dans le spectacle il est vrai, incapables de tenir leurs rôles auprès de leurs enfants mais si prompts à dispenser des conseils aux autres
S'il me faut être journaliste, je ne veux jamais être médiocre
Il dit que ma génération a déja, et aura, des midlife crises bien plus tôt et plus fréquemment que la sienne, car tout est possible, et ce n'est pas grave de changer. Ouais mais faut pas exagérer, vais pas donner dans la finance non plus.
Il se rend compte qu'il faut qu'on en parle, longuement, en détail, je lui dit que je travaille la journée et lui le soir, mais c'est vrai que j'en ai souvent l'occasion chez eux et que je n'en profite pas.

Il repère un de mes défauts: ne pas oser profiter de l'assistance qui ne demande qu'à être prodiguée.

Je me demande pour qui j'écris... Personne, sinon moi ! Le publier, car on ne sait jamais.

Je lui parle aussi de cet article du Tribune: "Getting rid of your options", ou quelque chose comme ça, qui explique que people are always reluctant to let go of their options, and this safely attitude is an obstacle to getting what they really want.

Remember Shakespeare?

"All the world's a stage,And all the men and women merely players;They have their exits and their entrances;And one man in his time plays many parts,His acts being seven ages. At first the infant,Mewling and puking in the nurse's arms;Then the whining school-boy, with his satchelAnd shining morning face, creeping like snailUnwillingly to school. And then the lover,Sighing like furnace, with a woeful balladMade to his mistress' eyebrow. Then a soldier,Full of strange oaths, and bearded like the pard,Jealous in honour, sudden and quick in quarrel,Seeking the bubble reputationEven in the cannon's mouth. And then the justice,In fair round belly with good capon lin'd,With eyes severe and beard of formal cut,Full of wise saws and modern instances;And so he plays his part. The sixth age shiftsInto the lean and slipper'd pantaloon,With spectacles on nose and pouch on side;His youthful hose, well sav'd, a world too wideFor his shrunk shank; and his big manly voice,Turning again toward childish treble, pipesAnd whistles in his sound. Last scene of all,That ends this strange eventful history,Is second childishness and mere oblivion;Sans teeth, sans eyes, sans taste, sans everything."


... I love you Uncle Ron, for I want you to understand me better than I know myself.

1 commentaire:

no a dit…

yes